MONSIEUR LINK
Année 2019
Réalisateur Chris Butler
Cast Eric Judor, Thierry Lhermitte
Distributeur The Searchers
Genre animation, fantasy
Running time 94'
Pays Canada, USA
L'AVIS DU BIFFF :
Grand chasseur de mythes et de légendes, Sir Lionel Frost a néanmoins un gros problème : aucun de ses collègues explorateurs ne le prend au sérieux…
Bien décidé à leur montrer une fois pour toutes qu’ils ont tort, Frost se rend sur la côte pacifique des Etats-Unis où – quelque part dans ses forêts impénétrables – se cacherait une mystérieuse créature.
2 mètres 50 pour 300 kilos, selon les dires des locaux, qui l’appellent Sasquatch ou encore Bigfoot…
Traqueur aguerri, Frost ne mettra d’ailleurs pas longtemps avant de tomber sur le fameux Chaînon Manquant.
Mais ce dernier n’a en fait rien d’une créature terrifiante.
C’est juste un être désespérément seul qui profite de la présence de Frost pour lui demander une p’tite faveur : l’emmener aux confins de l’Himalaya, dans la vallée de Shangri-la où crécherait son lointain cousin, le tout aussi fameux Yéti…
On a beau être adultes, on trépigne quand même d’impatience devant ce cinquième film des talentueux studios Laika (PARANORMAN, CORALINE, THE BOXTROLLS) !
Petit bijou d’animation en stop motion, MISSING LINK se dote d’un budget colossal pour ravir vos mirettes d’éternel gamin et se paie de véritables stars au casting (Hugh Jackman, Zack Galifianakis, Zoé Saldana).
Autant dire que vous trouverez ici le prétexte idéal pour amener votre descendance au BIFFF !
L'HUMBLE AVIS DE MATHIEU GEISS :
« Monsieur Link » est le nouveau film d’animation en stop-motion réalisé par les studios Laika à l’origine de Coraline et des Boxtrolls et c’est aussi à ma connaissance le seul film d’animation ayant été diffusé au BIFFF cette année.
Le film opte pour l’hybridation de la technique de l’animation traditionnelle en pâte à modeler avec un habillage numérique qui s’attache principalement à donner plus de profondeur aux décors, voir à les créer intégralement, repoussant ainsi les frontières d’un territoire limité à un petit plateau en studio pour lui faire atteindre les dimensions d’un monde presque infini.
Les personnages gagnent une liberté de mouvement assez inédite.
Leurs déplacements semblent se faire sur de très longues distances et sont particulièrement bien servis par une mise en scène qui paraît sans cesse se jouer des lois de la gravité.
En effet, on est surpris par la fluidité avec laquelle il est possible de suivre les poursuites ou les chutes dans le vide.
A tel point qu’on ne saurait déterminer s’il s’agit de travellings ou de mouvements dans le cadre obtenus en post-production.
La physique particulière de la pâte à modeler tend presque à s’effacer au profit d’une homogénéité bluffante qui pourrait se rapprocher de celle des films d’animation en 3D numérique.
Or, si la propension à la démonstration technique de bon nombre de ces films sert souvent de cache misère à une intrigue anémique, ce n’est clairement pas le cas ici.
Le visuel se met au service d’une intrigue romanesque lorgnant clairement sur la littérature du 19ème siècle.
« Monsieur Link » se présente plus précisément comme un hommage vibrant à l’œuvre de Jules Vernes.
Tout dans son écriture, dans la caractérisation des personnages et dans les situations qu’il dépeint convoque cet illustre modèle.
Et chose assez inhabituelle pour un divertissement ciblant en priorité les enfants, l’utilisation par les personnages d’un langage soutenu et bien écrit donne à l’ensemble une consistance toute particulière.
Est-ce du à l’adaptation française de très grande qualité, voulant coller à l’époque, où est-ce lié au fait que la version originale possédait déjà ce haut niveau littéraire ?
Quoiqu’il en soit, on sent dans cette démarche le désir de ne pas céder à la facilité, ce qui s’avère plutôt rassurant.
Les personnages sont dans l’ensemble bien traités et échappent aux schématisations classiques avec notamment ce cryptozoologue acharné dont l’enthousiasme à la tâche lui fait parfois oublier le sens des réalités.
Seul bémol dans cette série de louange, le personnage du Bigfoot, que l’on sent taillé pour le jeune public, apparaît assez aseptisé et unidimensionnel.
C’est le parfait comic relief, un peu naïf et maladroit auquel il manque ce côté bestial et farouche lié à sa nature d’homme des forêts.
Cette dimension, si elle avait été traitée, aurait sans doute apporté plus d’enjeux et de pertinence à son parcours d’intégration.
Reste qu’en l’état, « Monsieur Link » se savoure sans déplaisir.
Sachant se montrer très immersif grâce à la qualité de son animation et à ses dialogues ciselés.
C’est aussi un récit d’aventure prenant et dépaysant ; une invitation au voyage à côté de laquelle il serait dommage de passer.
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